RENCONTRE AVEC ERIC GOLDSTEIN
directeur de recherche Moyen-Orient et Maghreb à "Human Rights Watch"
Grâce aux contacts pris par Claude Mangin, Michèle Decaster et Jean Paul Le Marec ont pu rencontrer le 26 mars au siège parisien de "Human Rights Watch"(HRW) à Neuilly Eric Goldstein, en poste à Washington, qui est en train de préparer un rapport sur le respect des droits de l'homme aussi bien dans les territoires occupés du Sahara occidental que dans les camps de réfugiés de Tindouf.
Avant même que son rapport soit finalisé, HRW a publié un communiqué sur les territoires occupés le jour même où s'ouvrait le 3ème round des négociations de Manhasset en janvier 2008 entre le Maroc et le Front Polisario. Les autorités marocaines ont vivement réagi à cette initiative, moins d'ailleurs sur le contenu que sur le "timing", c'est-à-dire sa publication à l'ouverture des négociations. Eric Goldstein s'en est expliqué dans une interview à "Le Journal hebdomadaire" de janvier: "La publication de ce communiqué au moment où les négociations avec le Polisario se déroulaient à Manhasset n'est pas le fruit du hasard. Le Maroc a mis l'accent sur le fait que son projet d'autonomie constitue la seule base de dialogue pour un règlement du conflit. Mais on peut se demander si, en l'absence de mécanismes institutionnels et juridiques permettant aux Sahraouis de s'exprimer librement, la proposition marocaine peut être crédible par rapport aux principes fondamentaux des droits de l'homme".
Il a confirmé cette appréciation au cours de notre rencontre tout en soulignant qu'il avait bénéficié d'une grande liberté de circulation et d'action dans les territoires occupés; il a pu y rencontrer aussi bien les associations et militants sahraouis favorables à l'autodétermination et à l'indépendance que les responsables des autorités marocaines et des "Sahraouis" favorables aux thèses marocaines (notamment des membres du CORCAS). Il n'a pas été étonné par certaines réactions de la presse marocaine et de membres du CORCAS qui se sont interrogés sur les "réelles" intentions de HRW qui "cherche à influer sur le cours des négociations". Ils ont reproché à HRW des déclarations "surréalistes sur la situation des droits de l'homme dans les provinces du Sud" et estimé que HRW aurait mieux fait de s'intéresser à la situation des "séquestrés" de Tindouf.
Eric Goldstein nous a confirmé que son rapport comporterait également une partie importante sur les campements de Tindouf. Il y a disposé d'une totale liberté d'action qui lui a permis de rencontrer de nombreux réfugiés sans contrôle des autorités. Il n'a pas constaté de "séquestration", terme utilisé notamment par une certaine presse marocaine. Il a toutefois noté un certain "manque de transparence", constat qu'il ne devrait pas manquer de développer dans son rapport définitif.
Il n'a pas eu l'air choqué que le rapport de la délégation du Haut-commissariat des droits de l'homme des Nations unies d'octobre 2006 ne soit pas publié officiellement puisque ceux qui étaient intéressés ont réussi à se le procurer.
Il s'est dit prêt à enrichir son rapport par de nouvelles informations: rapports d'avocats observateurs aux procès des militants sahraouis, informations sur les expulsions de délégations étrangères (notamment l'interdiction de la délégation officielle du Parlement européen en octobre 2006) et de journalistes....Par contre, il ne pourra pas y aborder la situation des détenus politiques sahraouis dans les prisons qui mériterait plus de temps et plus de moyens d'investigation.
Ce rapport, qui sera traduit en quatre langues (français, anglais, espagnol, arabe) devrait être présenté pour la première fois en juin au cours d'une conférence de presse à Rabat, puis sans doute à El Ayoun.
Eric Goldstein s'est dit prêt à venir présenter son rapport à Paris, Bruxelles ou Strasbourg, en liaison avec les associations concernées. Il est également disposé à être auditionné par le groupe d'études sur le Sahara occidental à l'Assemblée nationale et par l'intergroupe "Paix pour le peuple sahraoui" au Parlement européen.
Grâce aux contacts pris par Claude Mangin, Michèle Decaster et Jean Paul Le Marec ont pu rencontrer le 26 mars au siège parisien de "Human Rights Watch"(HRW) à Neuilly Eric Goldstein, en poste à Washington, qui est en train de préparer un rapport sur le respect des droits de l'homme aussi bien dans les territoires occupés du Sahara occidental que dans les camps de réfugiés de Tindouf.
Avant même que son rapport soit finalisé, HRW a publié un communiqué sur les territoires occupés le jour même où s'ouvrait le 3ème round des négociations de Manhasset en janvier 2008 entre le Maroc et le Front Polisario. Les autorités marocaines ont vivement réagi à cette initiative, moins d'ailleurs sur le contenu que sur le "timing", c'est-à-dire sa publication à l'ouverture des négociations. Eric Goldstein s'en est expliqué dans une interview à "Le Journal hebdomadaire" de janvier: "La publication de ce communiqué au moment où les négociations avec le Polisario se déroulaient à Manhasset n'est pas le fruit du hasard. Le Maroc a mis l'accent sur le fait que son projet d'autonomie constitue la seule base de dialogue pour un règlement du conflit. Mais on peut se demander si, en l'absence de mécanismes institutionnels et juridiques permettant aux Sahraouis de s'exprimer librement, la proposition marocaine peut être crédible par rapport aux principes fondamentaux des droits de l'homme".
Il a confirmé cette appréciation au cours de notre rencontre tout en soulignant qu'il avait bénéficié d'une grande liberté de circulation et d'action dans les territoires occupés; il a pu y rencontrer aussi bien les associations et militants sahraouis favorables à l'autodétermination et à l'indépendance que les responsables des autorités marocaines et des "Sahraouis" favorables aux thèses marocaines (notamment des membres du CORCAS). Il n'a pas été étonné par certaines réactions de la presse marocaine et de membres du CORCAS qui se sont interrogés sur les "réelles" intentions de HRW qui "cherche à influer sur le cours des négociations". Ils ont reproché à HRW des déclarations "surréalistes sur la situation des droits de l'homme dans les provinces du Sud" et estimé que HRW aurait mieux fait de s'intéresser à la situation des "séquestrés" de Tindouf.
Eric Goldstein nous a confirmé que son rapport comporterait également une partie importante sur les campements de Tindouf. Il y a disposé d'une totale liberté d'action qui lui a permis de rencontrer de nombreux réfugiés sans contrôle des autorités. Il n'a pas constaté de "séquestration", terme utilisé notamment par une certaine presse marocaine. Il a toutefois noté un certain "manque de transparence", constat qu'il ne devrait pas manquer de développer dans son rapport définitif.
Il n'a pas eu l'air choqué que le rapport de la délégation du Haut-commissariat des droits de l'homme des Nations unies d'octobre 2006 ne soit pas publié officiellement puisque ceux qui étaient intéressés ont réussi à se le procurer.
Il s'est dit prêt à enrichir son rapport par de nouvelles informations: rapports d'avocats observateurs aux procès des militants sahraouis, informations sur les expulsions de délégations étrangères (notamment l'interdiction de la délégation officielle du Parlement européen en octobre 2006) et de journalistes....Par contre, il ne pourra pas y aborder la situation des détenus politiques sahraouis dans les prisons qui mériterait plus de temps et plus de moyens d'investigation.
Ce rapport, qui sera traduit en quatre langues (français, anglais, espagnol, arabe) devrait être présenté pour la première fois en juin au cours d'une conférence de presse à Rabat, puis sans doute à El Ayoun.
Eric Goldstein s'est dit prêt à venir présenter son rapport à Paris, Bruxelles ou Strasbourg, en liaison avec les associations concernées. Il est également disposé à être auditionné par le groupe d'études sur le Sahara occidental à l'Assemblée nationale et par l'intergroupe "Paix pour le peuple sahraoui" au Parlement européen.

0 Comments:
Enregistrer un commentaire
<< Home