04 février 2008

Communiqué

Une émotion légitime s’est exprimée quand on a appris que c’est dans une salle de la Maison du Barreau de Paris que se tenait une journée de célébration de la politique israélienne en Palestine, avec en tête une intervention d’un général de l’armée d’occupation, de surcroît sous le coup d’imputations de crimes de guerre.

Qu’il soit clair que nous ne sommes animés d’aucun esprit de censure. Notre conception de la citoyenneté n’est pas celle d’une prétendue neutralité d’abord neutralisante et stérilisante, mais du plus large pluralisme dans la richesse de la multiplicité des expressions.

Mais il est évident que c’est à tout ce qui touche aux droits de l’Homme, et à un droit de liberté qu’une Maison de l’Avocat doit hospitalité. Que penser quand elle accepte de se souiller en offrant ses tribunes, qui plus est un 10 décembre, jour de célébration annuelle de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, aux apologues de l’agression, de la guerre, de la persécution, de la négation de tout ce qui fonde l’ordre public international contemporain et de toutes les résolutions de la communauté internationale ?

PARIS 9 DECEMBRE 2007